Les derniers articles

Le dernier article ?

Excusez-moi du retard pour l’article mensuel, et le pire, c’est que désormais il ne sera plus mensuel. Je vais vous expliquer pourquoi…

Rassurez-vous, je ne laisse pas tomber l’écriture. Et j’ai une très bonne nouvelle à vous annoncer, c’est que si je me suis peu penché sur le Vieux Monde ce mois-ci, j’ai en revanche envisagé de nouveaux concepts pour l’univers des Anneaux Bruns, et j’espère bien quand je commencerais à l’écrire que j’en ferais un space opera qui, bien que n’apportant rien de nouveau au genre, sera réellement original et innovant de par son ambition et sa complexité. Mais surtout…

J’ai terminé un de mes romans ! Le Dernier Vagabond va subir une dernière relecture puis je l’enverrais à des éditeurs. Pour l’instant, il s’agit d’une histoire assez crue par moments, mais pas exagérément sombre, avec encore des psychologies peut-être pas vraiment cohérentes et une narration un peu schizophrènes, une langue en particulier qui marche plus ou moins bien, mais du reste, je suis heureux d’avoir pu écrire une chose de si bonne qualité en très peu de temps. Le Dernier Vagabond n’a aucun des défauts qui caractérisaient Kelptos : au lieu de s’éparpiller dans tous les sens, on suit un seul personnage et on travaille le plus possible sa profondeur ; au lieu d’avoir un rythme effréné pour un fourmillement de sous-intrigues d’ampleur cosmique, on a un récit intimiste, racontant la fin d’un peuple mais surtout la vie d’une personne marginale ; enfin, au lieu de rechercher l’originalité à tout prix et de retomber malgré tout dans des arché- et stéréotypes éculés, on part de quelque chose de très basique (monde médiéval assez vague) mais qui se révèle au final plus complexe (le médiéval laisse peu à peu place à une technologie plus moderne et quelques éléments de la Renaissance, les ethnies et langues différentes sont bien marquées et riches pour la plupart) et jamais gratuit (enfin… l’appendice développe quelques machins pas vraiment utiles, mais dignes d’intérêt, et surtout éclaire les grandes lignes du monde qui dans le récit peuvent sembler assez nébuleuses).

Bref. Je suis heureux de continuer à écrire, mais cela me laisse de moins en moins de temps avec ce blog, d’autant plus que j’ai toujours trouvé ces articles écrits à la sauvette un peu brouillons, c’est pourquoi le site va rester en stand-by un petit moment, le temps que j’aie des nouvelles importantes à vous annoncer (ou éventuellement une petite critique ciné). Merci de m’avoir lu, j’ai vraiment du plaisir parfois à écrire sur Pages Rouges, et j’espère que ça n’est pas prêt de s’arrêter !

Publicités

Le Vieux Monde se développe… Pas le reste

Excusez-moi de ces quelques jours de retard pour le billet mensuel. Je réfléchis de plus en plus au bien-fondé de ne pas lâcher prise. Kelptos me fait souffrir, j’ai du mal à l’écrire ; certains jours, mes premiers jets – quand j’en fais – sont totalement tirés par les cheveux et je les retravaille peu. En ce qui concerne les critiques sur Wattpad, j’ai décidé de reprendre quelques temps d’ici juilliet, mais d’en faire très peu désormais, afin de me consacrer à mes vrais projets. Ceux qui me tiennent à cœur.

Le Vieux Monde, principalement. J’ai écrit une nouvelle et une novelette dans cet univers qui me semble extrêmement riche et bien construit. Mais je ne me jetterais pas de sitôt dans un roman. Kelptos et tous mes mauvais écrits (Sébaste et Godomer, Les chroniques du Grand Bateau…) m’auront toujours appris une chose, c’est qu’avant de commencer une trilogie ou une heptalogie énorme, il faut savoir se faire petit. J’écrirais de temps à autre des histoires plutôt courtes sur cet univers et celui des Anneaux Bruns, primant la qualité et l’originalité à la quantité, jusqu’au jour où j’aurais fait un plan totalement complet d’une longue pour ces deux univers. J’y travaille. Depuis des années. Sans doute n’en verrais-je jamais la fin…

Non, ce n’est pas facile d’être écrivain. De temps en temps, on reçoit un retour négatif qui ne prend même pas la peine d’être constructif, ou on se rend compte qu’on n’est pas capable de mener un roman à bon port sans une pléthore d’incohérences. Je ne sais pas si je continue cette maudite trilogie ou si je la mets en suspens… comme tant d’autres écrits…

Mais le Vieux Monde m’appelle. Il m’a toujours appelé, il m’appelait déjà durant mon enfance… Et si je n’en vois pas la fin, tant pis. Je l’aime passionnément. Le Vieux Monde n’est pas une souffrance, lui. C’est un défi. Un défi que je compte bien remporter.

Où le Vieux Monde entre en scène

À combien de bilans j’en suis ? Je me demande comment ce blog fait pour rester encore debout.

Ça fait longtemps que je ne poste plus sur Wattpad et Scribay. Cette pause géante s’explique par le fait que je n’y trouve plus ce que je désire, c’est-à-dire des histoires originales et cherchant à se démarquer des autres. (Je ne dis pas pour autant qu’elles sont mauvaises ; mais quelque chose traitant quelque chose de novateur est devenu extrêmement rare, en particulier sur le Net.) Cela ne veut pas dire non plus que j’ai laissé tomber : je compte finir La fantasy et La SF sur Wattpad, sur lesquels je m’étais fixé un objectif de 50 critiques. Cela prendra juste beaucoup de temps à arriver ; d’ici là, je planifie ce que je vais lire pour ne plus retomber dans le même travers.

Mais ce qui doit vous intéresser est une récapitulation de ce que j’écris actuellement. Eh bien, je vais essayer de dresser dessus un bilan clair et définitif :

  • Sébaste et Godomer : J’ai arrêté il y a très longtemps. Un jour, j’y reviendrais en revisitant le tout à la sauce fantasy criminelle. J’ai déjà un début de scénario, mais je ne reviendrais pas là-dessus d’ici une décennie ou deux. Précisons simplement que l’intrigue ne se déroulera probablement plus à une époque médiévale.
  • L’homme qui ne tua pas la mésange : Un petit roman que j’avais essayé d’écrire en 100 jours pour Atramenta. Eh bien… C’est raté. Disons que j’avais plus important à côté, et que je n’ai jamais porté ce projet vraiment à cœur (d’autant plus que je me suis rendu compte que si le concept de wander fantasy se tenait, celui de jaunt fantasy lui possédait de sérieuses lacunes). C’est donc là aussi en pause pour une durée indéterminée.
  • Mon univers humoristique : Il faudrait effectivement une nouvelle qui fasse le lien entre Grrr… et À L’ABORDAGE !, mais rien n’est prévu pour l’instant. Je m’y attellerais sans doute dans un futur indéterminé, pour le camp d’écriture de L’Allée des Conteurs.
  • Kelptos : Eh bien, à vraiment y réfléchir, c’est une trilogie qui explore des concepts novateurs et qui se tient à peu près, malgré le surplus d’intrigues secondaires et de personnages pas toujours utiles. Je compte en venir à bout même si je l’estime indigne d’être publiée. Une réécriture pourrait l’être, mais dans un futur très, très lointain…

Bref : tous mes univers, grands ou petits, sont plus ou moins en veilleuse. Mais j’aimerais malgré tout vous présenter mes projets pour l’avenir, car je vois toujours les choses en trop grand. Tant pis ? Tant mieux ? En tout cas, j’essaye toujours de m’investir autant et de voir un projet arriver à bout. Et je garde un très grand optimisme sur un certain projet : le Vieux Monde.

Ce que je suis sûr de faire à l’avenir (et de publier !)

  • Les Anneaux Bruns : J’en avais déjà parlé dans cet article : il s’agit d’un space opera sur lequel je travaille depuis des années. Il n’est pas original à proprement parler (extraterrestres humanoïdes – du moins dans les premiers tomes -, hyperespace, deux ou trois thématiques qui m’avaient eu l’air géniales sur le moment mais qui semblent un peu trop repompées sur Dune…), mais possède quelques versants assez inédits : le tome 1 notamment qui transposera les codes de la fantasy criminelle dans un univers SF (j’espère trouver des répliques dignes de ce nom – ce qui est loin d’être le cas pour l’instant ! -), ou encore l’évolution des peuples et des civilisations. Enfin, il s’agira d’un univers très complet, au point où chaque planète possèdera sa propre carte. Si vous êtes intéressés par ce projet, merci de me le faire signaler : peut-être pourrez-vous répondre à quelques questions que je me fais sur le sujet.
  • Le Dernier Vagabond : Un petit roman que je trimballe dans ma tête depuis quelque temps, assez mélancolique tout en abordant des thèmes assez graves. Je compte faire une pause après le tome 1 de Kelptos, ce sera le moment idéal pour s’y mettre. J’espère qu’il inaugurera l’apparition officielle de ce que j’appelle wander fantasy (une fantasy qui s’axerait autour d’un personnage errant au lieu de se placer dans des strates sociétales plus importantes – si vous voulez approfondir, j’avais proposé ce petit défi sur Scribay -), et je ne vous en dis pas plus.
  • Le Vieux Monde : Enfin, il y a ce projet ressorti du placard en début d’année, on va dire : un rêve de gosse, le premier roman dont j’avais terminé le premier jet : Les Élus du Vieux Monde, tome 1. Je ne sais pas encore si je vais faire une saga ou un one-shot, mais il est déjà certain que je ferais un tome annexe avec des nouvelles dans le même monde et j’ai souvent songé à d’autres mondes annexes : le Monde Cadet, le Monde Lointain, ect. Mais pour l’heure, je me cantonne à ces nouvelles et j’en ai déjà terminé une tandis que je concentre mon attention actuellement sur ce qui devrait devenir une novelette ou une novella. Le Vieux Monde devrait être un univers extrêmement riche et dense, avec des systèmes de magie et des situations politiques complexes et un bestiaire que j’approfondis de jour en jour. N’hésitez pas à me faire des suggestions dessus !

Ce que j’aimerais bien écrire si j’avais le temps (ou dans un futur lointain)

  • Les Chroniques de Chtonia, sur L’Allée des Conteurs : Un récit jeunesse illustré sur un monde plongé dans une nuit éternelle depuis des éons. Un hommage délibéré aux Chroniques du bout du monde.
  • Âges, que je compte publier : Une BD de gunpowder fantasy avec un magicbuilding assez simple à la base mais inventif : aventure, action, voyages à travers une Afrique fantasmée, ré-invention des archétypes des elfes et des géants, bref : tout ce qu’il faut pour un bon moment.
  • La trilogie de l’Automne (je tire les oreilles à celui qui publiera une trilogie sous ce nom avant moi) : Un monde où les années durent bien plus longtemps que les nôtres, une Europe couverte de forêts et encore barbare, une Égypte au stade technologique et socioculturel de la Renaissance : un machin avec une partie fantasy politique et une autre wander, et je l’espère sous un prisme hard.
  • Les aventures de…, sur Le Conteur : Ce serait une histoire s’inspirant fortement d’un personnage créé par un comédien, Charles A. Thaneus, qui officiait fût un temps au parc d’attractions La récré des 3 curés, et qui depuis semble avoir disparu dans un grand nuage de soufre. Ne lui ayant jamais demandé son accord pour le reprendre, je ne suis donc pas sûr de donner ce nom au personnage qui apparaîtra dans cet univers de fantasy vintage (ou steampunk, à voir). L’idée est encore très floue dans ma tête, mais partirait d’un postulat humoristique : la potion d’un charlatan qui aurait le défaut de fonctionner correctement, et quelles en seraient les conséquences…

Voilà ! De quoi tenir jusqu’à la fin de ma vie ! J’espère que mes petits projets vous auront plu et je vous dis à bientôt pour le mois prochain ! N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de tout ça, je serais ravi d’avoir des retours. Pour l’heure, je me concentre donc sur Kelptos, qui mine de rien se porte bien mieux qu’il y a quelques temps, et sur cette nouvelle qui devrait être terminée très prochainement, mais que je ne compte pas mettre en ligne. Sauf évidemment si vous y tenez…

Mais qu’est-ce qu’ont les blockbusters SF en ce moment ?

C’est le printemps, et je pourrais, comme vous pourriez commencer à en avoir l’habitude, à avoir mon avis sur les films Sci-Fi du moment. Simplement, voilà : côté série B, il n’y a pas grand-chose, en-dehors de Dans la brume qui me fait encore balancer entre le oui et le non ; côté blockbusters, j’ai vu des bandes-annonces, et franchement, je ne pense pas aller voir ce qu’on nous propose (du moins pas avant longtemps). Et ce pour des motifs simples, mais que j’aimerais développer dans cet article spécial, regroupant ces espèces de « proto-critiques ».

Un raccourci dans le temps, de Ava du Vernay

Bien évidemment, le film dont j’attends le moins est la production de Disney du moment : cherchant à enterrer jusqu’au souvenir même de ses dessins animés, l’usine à rêves et à produits dérivés en plastique décide subitement de raconter une histoire de jeunes enfants découvrant qu’ils peuvent se rendre n’importe où dans la galaxie. Soit. Que nous soyons en conséquence face à un film jeunesse, soit aussi. Le problème n’est pas là.

Pour autant que j’aie pu en voir les bande-annonces, le film tente de créer son univers, son esthétique, avec des paysages il est vrai magnifiques et des effets spéciaux impeccables. Le bât blesse quand le spectateur, à son désarroi, se rend compte qu’il n’a rien de réel. Certes, les prouesses graphiques sont incontestablement meilleures que celles de Valérian, mais comme le flop de Besson qui retentira encore longtemps dans les annales de l’histoire du 7e art, tout est TROP paradisiaque. Du machin extraterrestre ressemblant à M. Raie du Monde de Nemo avec un visage anthropomorphe gracieux aux planètes parsemées de champs et de palmiers, avec cette obsession pour une géométrie clean, des mondes impeccables et des visages siliconés, les décors s’efforcent d’être parfaits et les comédiens se noient sous les cosmétiques et des maquillages plus excentriques les uns que les autres.

En-dehors des plans que nous pouvons voir de la tempête sombre et chaotique, où est passé l’organique, si présent dans la science-fiction ? Et ça ne s’arrête pas là car visiblement le film ne semble pousser aucun parti pris jusqu’au bout : pourquoi vouloir démonter une vision ségrégationniste que l’on pourrait avoir de Disney en incorporant des acteurs afro-américains (ce qui est très bien), mais en cherchant parmi eux ceux à la peau la plus claire possible ? Pourquoi vouloir créer une histoire originale si on prend le canevas ô combien classique de l’enfant-qui-se-lance-dans-une-folle-aventure-pour-retrouver-son-père ? Si c’est ce dernier point qui vous intéresse tellement, achetez donc la VHS des Enfants du capitaine Grant, nanar inoubliable : pour ça, je peux vous garantir que vous n’aurez aucune déception.

phpThumb_generated_thumbnail.jpg

Ready Player One, de Steven Spielberg

Un film qui semble plus réussi selon les critiques, c’est Ready Player One, avec ses effets spéciaux spectaculaires, une critique de la société de consommation, ect. Mais je reste sceptique. Le long-métrage s’articule autour d’un univers virtuel créé pour oublier le vrai, thème éculé de la SF s’il en est. Et le fait qu’il soit une énième adaptation vient renforcer l’idée que le cinéma est à court d’idées.

Du reste, la bande-annonce nous balance tout sur l’univers aussi vite qu’une gamine de 14 ans sur Watttpad et il semblerait que les rebondissements ne diffèrent pas de l’accoutumée : jolies nanas, action, jolies nanas, révolte, baston finale, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Je prie pour que ce ne soit pas le cas.

ready-player-one-poster-egg.jpg

Solo : A Star Wars Story, de Ron Howard

Un spin-off de Star Wars sur notre personnage préféré était le bienvenu, d’autant plus que son absence de la saga depuis sa mort se faisait sentir. Simplement la parti pris de ce film me divise encore beaucoup. Préquelle superflue ou divertissement cinq étoiles, avec si possible un peu de réflexion ? À voir.

Le film révèle en effet dans sa bande-annonce un assombrissement de l’univers de Georges Lucas, que je ne peux que saluer : poussant jusqu’au bout la logique de l’épisode VIII qui atténuait le dualisme qui le caractérisait jusque-là, le film semble montrer les bas-fonds, la criminalité, l’inégalité, la violence, bref sans mauvais jeu de mots : le côté obscur. En ajoutant à cela une esthétique sombre et plus dure que d’habitude, une ambiance crue et entraînante à la fois.

Seulement voilà : assombrir quelque chose qui avait la notoriété d’être trop souriant, ça ne vous rappelle rien ? Mais si ! Le courant grim & gritty qui est survenu dans la fantasy par contestation envers la vision trop rose qu’offrait Tolkien du genre ! En voulant faire au maximum dans le réalisme et le pessimisme, on a certes pu accoucher de chefs-d’œuvre, mais aussi engendrer un côté voyeuriste, recherchant avant tout à montrer au public moutonnier des effusions de sang, des tortures, des personnages grossiers et estropiés, sans se soucier du fond d’aucune manière, donnant ainsi naissance également à de très mauvais livres. Et c’est ça que je crains : à vouloir renforcer la part d’ombre de Han Solo, on risque de voir disparaître le personnage qu’on aimait au profit d’un salaud sans charme ni fougue. Car que fait la bande-annonce, à part instaurer une tonalité plus sombre que d’ordinaire ? Elle n’innove en rien. Réfléchissez : les bas-fonds, on en avait déjà vus dans les épisodes II, IV, VI et VIII ; les monstres à tentacules, dans les VI et VII ; et en outre, pourquoi penser que Solo recherche un équipage alors qu’il s’en est toujours dispensé ? Bref, à trop rechercher un côté film d’action dirty, on risque de perdre le côté Star Wars ; à trop vouloir changer son âme, on risque de la perdre…

solo-a-star-wars-story-tall-a_0.png

Alita : Battle Angel, de Rubert Rodriguez

Alita… Y’a-t-il besoin de dire quoi que ce soit sur ce qui promet être un ersatz de cyberpunk, un actionner pour ados en puissance qui ne connaîtra son quart d’heure de gloire warholien que le temps d’un été pour retomber ensuite dans l’oubli, une adaptation de manga à la Ghost in the Shell dont les designers ont pensé qu’il était une meilleure idée de garder les yeux de chat de l’héroïne de la bande dessinée afin de bien montrer que c’est bien elle la gentille ? La bande-annonce dit tout : du trash robotique racoleur, des répliques aussi fades et prévisibles qu’un discours de présidentielle, une dénonciation du capitalisme sans profondeur comme si un gamin de cinq ans s’en était occupé… Le seul bon côté des choses, c’est que je passerais un moment jubilatoire en regardant le Capitaine du Nexus VI râler après sur YouTube.

alita.png

Bref, comme vous pouvez le constater, ces quatre films m’ont paru ou bien mauvais, ou bien médiocres, c’est pourquoi je pense que je ne regarderais pas Solo et Ready Player One au cinéma mais éventuellement dans quelques années, quant aux deux autres… Je fais d’office une croix dessus.

Si je fais ces observations, ce n’est pas pour pousser un énième coup de gueule sans intérêt ou moraliser gratuitement les scénaristes hollywoodiens, mais pour relever un problème précis : la SF serait-elle à court d’idées ? Je ne suis pas le seul à me faire cette réflexion : Les Cahiers du Cinéma ou Le Fossoyeur de Films, autant de personnes qui, quels que soient leurs opinions ou leur niveau de professionnalisme, voient bien que quelque chose ne tourne plus rond. Qu’on ait aimé ou non Blade Runner 2049, il était le seul film à nous proposer une réalisation singulière et à envisager l’avenir de manière intelligente et réaliste ; qu’on ait aimé ou non Star Wars VIII, il reste (et restera longtemps, j’en ai peur) le dernier space opera en date à nous offrir un sujet de réflexion. Et si le stock d’idées ne se renouvelle pas prochainement, alors nous pourrons vraiment envisager l’avenir du genre sous un angle pessimiste… ainsi que le notre, car désormais nous n’aurons plus aucun moyen de nous le figurer. Seul espoir pour cette année 2018 : Avatar 2, qui je l’espère poussera la barre plus haut que le premier film.

Deux ou trois bons plans pour découvrir l’Imaginaire

Étant donné qu’il est peut-être difficile de comprendre tous les termes employés pour désigner la SFFF (Science-Fiction, Fantasy, Fantastique et autres genres associés) sur mon blog, ou plus largement l’Imaginaire dans sa totalité, il est presque certain que certaines personnes totalement néophytes pourraient passer sur mon blog et se dire : « Mais qu’est-ce que ça raconte ? »

J’aimerais bien vous expliquer un peu les genres de l’Imaginaire, mais postant (très) peu sur ce blog, 1°) il faudrait que je trouve le temps, mais surtout 2°) d’autres s’en sont chargés avant moi. Pour avoir une définition rapide des sous-genres de la fantasy, j’ai en revanche écrit ce petit lexique qui pourra vous être utile. (J’en ai écrit un autre sur la SF, mais pouvant contenir des erreurs pour la bonne raison que je l’ai écrit depuis une paye, je vous conseille de ne pas trop l’utiliser jusqu’à sa réécriture.)

Si cette liste est à peu près complète, elle n’est pas encore dans l’ordre alphabétique, risque de déstabiliser les esprits un peu moins carrés que le mien, et surtout ne se préoccupe ni de la science-fiction, ni du fantastique, ni des autres genres mineurs (uchronie, rétrofuturisme…). Vous souhaitez peut-être des définitions plus claires, plus détaillées ? Dans ce cas-là, je vous recommande le guide sur le blog Le Culte d’Apophis, mais aussi les vidéos YouTube suivantes :

  • Les émissions L’Imaginarium des Chroniques de Jaden Kor, un jeune étudiant passionné de SF et de fantasy.
    • Avantages :
      • Les différents sous-genres sont expliqués aisément et de manière ludique, décrivant ses principales particularités… et comment les écrire !
      • Le vidéaste nous offre de nombreux artworks, notamment de son complice Khelian, le tout dans une ambiance sympathique et forte en humour.
      • Également des vidéos consacrées au western, au péplum…
      • À noter aussi la présence d’autres vidéos plus courtes mais que je trouve bien meilleures, La Forge, qui donne les clés en un temps record pour avoir un univers le plus complet possible.
    • Inconvénients :
      • Beaucoup d’erreurs assez grossières (confusion de la science fantasy avec la space fantasy, vision de la dark fantasy collant plus à la définition « old school » alors que celle-ci a évolué…) quand tout aurait pu être nickel.
      • Certaines vidéos ont de son propre aveu « mal vieilli », telle celle sur la high fantasy, montrant malheureusement une vision du genre assez simpliste.
    • En bref : Des vidéos très bien faites mais avec quelques maladresses. Ayez toujours un peu de recul quand vous les regardez, mais une fois que vous aurez le niveau, allez-y avec La Forge sans modération.
  • Les tutos SFFF du Scribouillard. Et là, vous vous dites : oulah, ce ne serait pas un peu le blog Pages Noires (pourtant arrêté) dont Pages Rouges est issu qui fait sa promo ? Oui, le Scribouillard et moi avons la fâcheuse tendance à former une seule et même personne (c’est un secret, chut !), mais ce jeune youtubeur-écrivain s’est fixé la tâche de présenter la plupart des genres et sous-genres en moins de dix minutes chacun, en plus de ses tutos sur la littérature « générale » !
    • Avantages :
      • Un ton humoristique plus poussé, voire parodique, de manière à apprendre tout en passant un bon moment.
      •  Une parution régulière (une vidéo par semaine) et un format qui l’est… à peu près (entre 3 à 9 minutes).
      • Des vidéos annexes plus longues seront développées en série dans un futur plus ou moins proche : Les lectures du Scribouillard, Les films du Scribouillard, La foire aux worldbuildings
    • Inconvénients :
      • Des explications parfois un peu trop denses et rapides à la fois, qui pourront parfois sembler pas vraiment claires.
      • Certains tutos auraient sans doute gagné à être davantage travaillés.
      • Certains choix peuvent être contestés (comme considérer l’anticipation comme de la SFFF ou différencier le rétrofuturisme de l’uchronie), mais l’auteur prend garde de justifier ses choix.
    • En bref : Une chaîne amateure mais plutôt éclairée, qui n’attend que d’être agrandie.

Voilà ! Ce n’est pas grand-chose, mais j’espère pouvoir revenir sur cet article afin de le rendre plus fouillé et plus exhaustif. En attendant, j’espère bientôt pouvoir donner des nouvelles de ce que j’écris et je vous dis : à dans un mois !

Bilan de janvier

Rien fichu de ce mois-ci… Kelptos poireaute. À vrai dire, il y a beaucoup trop d’intrigues pour une seule histoire et ça part totalement en vrille. Dieu merci, sur Atramenta, j’ai croisé une personne qui m’a encouragé à continuer et la finir. Et je finirais par le faire !

Les quelques chapitres de Sébaste et Godomer, disons-le clair et net, je les ai supprimés (et ceux qui vont sur Le Conteur ont d’ailleurs pu voir comme j’ai dû me battre avec ce foutu posteur de billets – maudite limitation à 250 caractères !-). J’avais écrit ça volontairement à la sauce « vieux récits à deux sous de cape et d’épée », au final ça donnait quelque chose de… très mauvais, c’est le moins qu’on puisse dire. Je ne lâche rien pour autant, et d’ici quelques années j’ai bien l’intention de transformer ce premier jet minable en fantasy criminelle digne de ce nom. Ce sera plus dark, mais beaucoup moins ridicule et grandiloquent.  Avec des bonnes grosses intrigues auxquelles je pense déjà, une géopolitique beaucoup, beaucoup plus élaborée… C’est que j’ai l’intention de faire honneur au Conteur !

Bref, vous l’aurez compris, tout ça prendra le temps qu’il faudra, mais je suis tenace. Je parviendrais bien à réussir à faire quelque chose de bon un jour ou l’autre…

Star Wars : le grand VIII

Star_Wars_Episode_VIII_The_Last_Jedi_Word_Logo.svg

On a beau tous se dire que l’épisode VII aurait pu être vachement mieux (et pas mal de personnes le détestent, d’ailleurs), il fallait lui reconnaître tout de même quelques qualités. Certes le scénario était à 90% du « j’m’en balec », certes les personnages étaient assez vides, certes il y avait une certaine personne qui connaissait un certain destin alors que c’était la dernière chose qu’on aurait voulu qui arrive… Mais on a oublié certaines de ses qualités. Les effets spéciaux étaient magnifiques du début à la fin, l’histoire faisait bien l’équilibre entre les anciens et les nouveaux personnages, et l’idée que Luke puisse avoir disparu était tout de même pour le moins originale. Ce qui a fait que lorsque je suis allé voir l’opus de cette année, je me suis dit : « Du moment que Z6PO ne meurt pas à la fin, ça va ». Et au final, j’ai été plutôt réjoui… malgré pas mal de défauts.

Du très mauvais…

3467003

Commençons par ce qui fâche. Tout d’abord quelques scènes assez regrettables du côté de Luke. J’avais été plutôt étonné en voyant dans les critiques de Blade Runner 2049 qu’Harrison Ford avait été selon Les Cahiers du Cinéma « sénilisé en vieux grincheux ». Je ne suis pas convaincu par cette vision des choses, mais le Luke qui nous y est présenté ressemble bien plus à cette conception. Ensuite, le scénario ne parvient pas à cacher un sacré défaut : du début à la fin, c’est de la bataille, de la bataille, de la bataille. Évidemment, c’est la guerre des étoiles, mais lorsque ça dure 2 h 30, les non-habitués aux films de super-héros ont plutôt tendance à ronger leur frein (surtout durant la dernière demi-heure). Et toute cette violence ! Il y en a toujours, mais là, on aurait tout de même pu éviter deux ou trois scènes brutales ou certains visages grimaçants.

Des coups de théâtre trop longs à énumérer ici (les héros s’en tirent toujours vivants, comme par hasard) viennent compléter le tableau. En plus de ça, deux-trois trucs venant du réalisateur m’ont fait tiquer, comme cette manie de faire des effets de flou derrière le premier plan. Dans le même registre, il y a une obsession pour la loi de proximité : c’est-à-dire que par exemple, quand deux personnages vont s’embrasser, il faut toujours qu’il y ait un coup de foudre. Ici, c’est pareil, sauf que c’est un tir de canon laser.

Les choix des scénaristes paraissent toujours aussi hasardeux et mauvais, même si on se rend compte que cela renforce en fait le personnage de Rylo Ken. Je ne vous cacherais pas une ou deux frustrations à cause de ça. Et puis enfin, ce film mérite quand même le prix des répliques à la noix (« Je suis pas fan de ces tas de ferraille », « J’aurais un message important à délivrer au sujet de Mme Hux mère »…), en particulier pour « On leur a fait du mal, et c’est ça qui compte » (dixit Finn). À ce rythme-là, l’ex-stormtrooper va se retrouver dans une équipe de football française…

… et du très bon

star_wars_8_questions_reponses

Mais tout ça ne veut pas dire qu’ils ont tout foutu en l’air non plus. Au contraire, la personnalité des personnages, même si elle est parfois prévisible, surtout chez Poe Dameron, s’affine. Finn tombe amoureux en plus qu’il avait déjà un faible pour Rey, et cette dernière est plus que jamais en quête de son identité, ce qui la conduira à être tentée. Imaginez ce qui se passerait si Luke manquait de basculer du côté obscur de la Force bien avant la bataille finale… D’ailleurs, pour ce qui est de son cas, il reste cloîtré sur son île, et s’est fortement assombri.

Car c’est l’assombrissement de l’univers qui donne du panache à cet épisode : l’affiche le montrait bien, plus grise, plus inquiétante que d’habitude. Les Jedi vont-ils vraiment disparaître ? Est-ce que le bien et le mal au final, ce n’est que du baratin ? Luke est même convaincu qu’il n’y a pas de lumière sans ténèbres. Mais bien plus encore, on s’enfonce dans les bas-fonds de la société, avec les profiteurs et les parias, et ceux qui frayent leur chemin entre… Enfin, Rylo Ken pourrait bien être de nouveau tenté par le bien… ou retomber définitivement dans le côté obscur.

Oui, le scénario ne m’a vraiment pas paru calqué sur les précédents (en-dehors de la première partie de la bataille finale qui ressemble furieusement à celle du VI, mais qui ne se termine pourtant pas du tout pareil). Et même si la tonalité dramatique est trop présente par moments (« Aaah ! Si je ne sale pas cette assiette dans cinq secondes, la galaxie est perdue ! » ; gros plan sur la salière, puis sur la main qui essaye désespérément de l’attraper, puis sur le personnage en état d’effort extrême ; petite musique de fond épique ; images au ralenti…), le réalisateur sait faire les scènes. Il y a la fin du film… dure à avaler pour les fans fidèles à Georges Lucas mais superbe, et puis la scène où Rey manque de basculer, incroyablement anxiogène et unique dans la série.

Également, (presque) tous les animaux sont – magnifiquement – réussis, et l’humour plus présent que jamais ; que ce soit certains extraterrestres caricaturant notre société ou le pauvre Chewbacca confronté aux sympathiques Porgs, on a de nouveau le côté de la série qui n’hésite pas à se tourner en dérision, comme entre autres le vaisseau spatial qui se révèle finalement… un fer à repasser filmé de près. Quand on y pense, voilà une autre particularité du film : tout n’est pas que légendes, il y a aussi derrière des motivations moins héroïques, des vies impuissantes, des personnages qui tentent à échapper à leur destin sans y arriver…

 

Bref, même si cet épisode tient un peu trop de la centrifugeuse, on découvre toujours d’incroyables prouesses graphiques, du grand spectacle, des créatures atypiques pour ne pas dire sympathiques, des personnages un peu mieux que dans l’épisode précédent. Je ne pense pas que tout le monde soit de mon avis, mais je préfère me tourner du côté positif des choses. Moralité de tout ça ? Z6PO n’est pas mort à la fin. Je regarderais donc le IX.

Le Moine Rouge a bien changé

L’année 2017 n’est pas terminée qu’il me faut déjà faire un triste constat. Elle a été fructueuse en manière de style et j’y ai acquis un meilleur discernement de la bonne et de la mauvaise péripétie, ainsi que du bon ou mauvais personnage. Malheureusement, force m’est de constater que mes projets ont été gravement freinés.

Je vous avais parlé de ce brouillon que je ne parviendrais jamais à rendre plus qu’à peu près acceptable, Les chroniques du Grand Bateau. J’ai décidé de réécrire radicalement le tome 2 de sorte à faire de la série un court diptyque, ce qui me laissera nettement plus de temps pour me consacrer aux choses qui me plaisent ET qui tiennent debout. Cela dit, j’ai des activités de plus en plus nombreuses, et je ne parviens plus à assumer le fait d’écrire quinze histoires en même temps sur une cadence infernale. Kelptos ? Oh, rassurez-vous, rares lecteurs qui lisez cet autre brouillon, bien plus intéressant mais ô combien trop dense, un nouveau chapitre sortira bientôt après des mois d’absence. Sébaste et Godomer ? Désolé, mais il faudra attendre quelques années avant que je ne m’y remette pour remanier tout ce petit roman sans autre prétention que celui d’utiliser une prose particulièrement pédante. Mes quelques « petits » projets que je garde dans mes tiroirs ? Ils devront poireauter eux aussi. Et il en va de même pour le petit « one-shot » que je comptais faire en 100 jours pour les lecteurs d’Atramenta. Une fois que j’aurais achevé tout ça, je ferais une pause dans ma vie d’écrivain pour remettre les choses au clair. Et après, on verra bien.

Suis-je donc un auteur pitoyable, pour commettre tous ces impairs ? Allons, il ne sert à rien de se lamenter ! Je suis encore jeune, et j’ai remarquablement bien progressé ! Prenez-en vous aussi de la graine, petits écrivains de Wattpad : rien n’est parfait, mais il faut viser haut !

Blade Runner 2049 : C’est quand même autre chose que Valérian !

Il y a quelques semaines déjà, L’Obs avait annoncé avec pessimisme qu’Harrison Ford allait encore jouer dans une suite des films du temps de sa jeunesse, et concluait : « On n’échappe pas à sa légende, à un gros chèque non plus ». Sauf que voilà : le film en question est la suite de Blade Runner, et c’est Denis Villeneuve qui s’en occupe. Ce qui fait que lorsqu’ils vont voir le film, ils en font un article de trois pages en plus d’une critique excellente. Et moi qui me demande : Qu’est-ce que peut être ce fameux film ?

Me voilà donc qui me pointe dans un vieux cinéma de Saint-Étienne pop-corn en mains. Je suis au courant que le réalisateur a amélioré l’esthétique : l’éclairage bleu sombre et l’éclairage doré ont fait de la place à de petits nouveaux, en particulier orange et gris clair ; on s’éloigne du néo-noir, certes, mais on sublime l’esthétique. Je suis aussi au courant que certaines images (dont celle déjà culte de l’hologramme géant) donnent déjà à réfléchir autant que le premier film. Mais qu’est-ce que je sais de l’intrigue ? Pas grand-chose, mis à part qu’une certaine Réplicante aurait réussi à avoir un enfant… Et c’est ainsi que commence l’intrigue.

Autant prévenir tout de suite les jeunes, le tempo est lent, très lent. Mais autant ça peut se montrer pour ainsi dire un frein au film dans 2001 : L’odyssée de l’espace, autant là, ça créée une ambiance qui fait que l’on se retrouve, comme on pourrait dire, à fond dedans. Le fait est que la distribution n’a pas voulu couper un seul plan, et elle a vraiment bien fait. Soulignons par ailleurs la BO, un mélange de musique industrielle et peut-être d’un petit peu d’ambient, qui peut autant se montrer stridente et postmoderne qu’envelopper les scènes et les personnages.

L’intrigue, donc, change beaucoup du premier film tout en assurant sa continuité trente ans plus tard. Le climat s’est dégradé, l’élevage intensif est encore plus présent pour nourrir une population qui s’est encore agrandie : signalons en plus des personnes asiatiques de nombreux russes (ici appelés Soviétiques), noirs, ect. Il y a la montée des eaux. Les immeubles surpeuplés. La crasse, plus autant traitée que dans le premier film mais bien présente quand on constate que même le blanc des bureaux de police scientifique possède des jaunissements. C’est tellement réaliste que c’en est vertigineux. Ça réveille les consciences beaucoup plus qu’un cours sur le développement durable.

Autre apparition importante : celle des hologrammes cette fois-ci. Fichtre ! Comment peuvent-ils penser alors qu’ils sont immatériels ou bouger hors de leurs projecteurs ? Hélas, le film m’a un peu laissé sur ma faim de ce côté-là. Malgré tout, ça fait réfléchir. Le héros K a donc une femme holographique, Joy, qui fait tout ce qu’il veut sans être pour autant une parfaite andouille. Elle est humaine ; et pourtant elle est programmée pour l’aimer : est-ce qu’elle l’aimerait toujours si elle n’avait pas été conçue pour ça ? Et si ça devait arriver un jour ? On frôle la dystopie.

Et tiens, pendant qu’on y est, j’aimerais bien revenir sur la définition de « dystopie » : comme ça a une tendance fâcheuse à devenir un mot à la mode, je vous rappelle que NON, il ne suffit pas qu’il y ait un monde fortement inégalitaire pour que ce soit dystopique : il y a un élément de dictature qui peut sembler inconcevable et qui semble pourtant normal par les personnages, ou il s’agit d’un totalitarisme employant des moyens particulièrement omniprésents et dangereux pour convaincre la population, ect. Ici, nous sommes juste dans du cyberpunk ; et en même temps, la force que l’on ressent ! L’immensité des injustices quand on voit des océans d’ordures, des banlieues épouvantable, les bordels que l’on ne cache même plus, les écrans publicitaires partout, en 3D désormais ! C’est gigantesque, effarant. Quand je pense qu’ils ont créé tout ça quasiment sans effet numérique…

Mais je m’égare, je m’égare. Si vous avez plus de 12 ans (16 ans je dirais tout de même, d’une part parce que contrairement à certains censeurs je reste raisonnable dans les tranches d’âge, et d’une autre parce que les scènes de violence sont particulièrement brusques), allez voir ce film : il critique aussi bien notre société que le précédent, il pose des questions aussi métaphysiques que le précédents, il a un aussi bon scénario que le précédent, il est encore mieux fait que le précédent. Exit Star Wars, exit Valérian, là nous avons de la SF au-delà du divertissement, qui arrive à poser un univers certes sombre mais crédible de fond en comble et imminent. Que les comics essayent donc de faire ça avec leurs films d’action manichéens ! Si ce film n’est pas parfait (cf. le côté émotionnel parfois exacerbé, ou « la sénilisation » (dixit Les Cahiers du Cinéma) d’Harrison Ford), on peut en tout cas parler d’un ouvrage remarquablement beau. Mais déjà certains (un peu trop optimistes sans doute) commencent déjà à parler d’un nouveau Kubrick étant donné la qualité du précédent film de Villeneuve, Premiers Contacts. Ce que j’en pense, moi ? Restons mesurés. C’est un très bon film, certes, mais on ne va pas tout comparer non plus. Et que dire d’un hypopthétique troisième volet (la fin est ouverte, après tout), qui risquerait de devenir un film de guerre ? Et de son prochain film, rien de moins qu’une adaptation de Dune ? Comme dit le scénariste qui est un peu plus mitigé que nous critiques qui nous émerveillons devant ce long-métrage, attendons un peu et repensons-y dans dix ans…

Le Moine Rouge à St-Victor-de-Malescourt

C’est le deuxième festival médiéval de cette année où je pointe le bout de mon nez. La fête était assez petite pour quelque chose qui se passe près de St-Étienne, et beaucoup moins bien faite que celle par exemple de Allègre Médiéval. Mais il y avait quand même le lot de surprises. Je vous laisse découvrir…

 

unnamed
Le Moine Rouge à la fête, avec quelques amis.
unnamed-2
Les surprises ne manquaient pas, comme ce magnifique grand-duc…
unnamed-3
… ou encore les deux affreux avec leur spectacle qui n’était pas sans rappeler le Muppet Show !
unnamed-4
Et pour se quitter, une image sympathique des danseurs présents ce jour-là.

Je vous l’accorde, ce n’est pas beaucoup de nouvelles pour deux mois d’absences, mais c’est déjà ça. Au niveau écriture, je dois vous dire déjà que Sébaste et Godomer est en pause pour une bonne paye, et que je compte le réécrire et le terminer d’ici milieu 2018 : la tonalité légère et mièvre ne collait absolument pas du tout avec autre chose que de la fantasy française bas de gamme, à défaut d’un truc qui change de l’ordinaire. Je compte m’orienter plus vers un vocabulaire déjà compréhensible, et un petit peu vers la fantasy criminelle…