Phobos 3 : Lady Macbee n’a pas dit son dernier mot

Unknown

Bon. Oui, ceci est une critique, je ne comptais pas en faire au départ, et je ne vous cache pas que ce sont des blogueurs que je regarde qui m’ont donné envie de faire de même. Je pense que je ne posterais pas beaucoup de critiques, et surtout de livres qui sont déjà parus depuis quelques années, il s’agit juste de mettre un peu d’animation sur ce blog où pour l’instant il ne se passe pas grand-chose (pour la bonne raison qu’en bonne feignasse que je suis, je ne fais pas grand-chose alors que j’ai tout de même du pain sur la planche…).

Mais alors, me direz-vous avec vos grands yeux écarquillés, de quoi allons-nous parler aujourd’hui ? Eh bien, il me fallait un livre pas trop défraîchi pour commencer, je pense, si possible une nouveauté, et c’est une nouveauté… de fin 2016. Bref, c’était le moment ou jamais pour moi qui, sans être un grand lecteur de Victor Dixen, continue à raffoler de son thriller spatial virant sur la dystopie Young Adult d’anticipation (dans mon jargon, ça veut dire : histoire-de-gens-quasi-ados-qui-se-retrouvent-dans-l’espace-pour-jouer-dans-un-show-américain-bidon-et-qui-y-restent-coincés, pour ceux qui n’auraient pas lu les deux premiers tomes). Je dois avouer que j’ai été déçu car je m’attendais à ce que le tome Filles de Phobos Origines paraisse mais l’auteur et Robert Laffont ne semblent pas pressés…

Deuxième truc qui m’embête, c’est que le tome 3 continue sur la lancée de l’acte V du tome 2 : rebondissements en pagaille, révélations qui tombent comme la pluie, bref l’histoire s’y noierait dedans si l’écrivain, comme toujours, n’arrivait pas à rendre ça à la fois crédible et magnifique dans son excellente plume. Du côté des personnages, pas grand-chose de gênant, si ce n’est qu’à certains moments Alexeï, jusque-là n’ayant pas l’air bien religieux, se braque en mode intégriste (bien pire qu’Odette Stuart-Smith dans les deux premiers tomes !) et Kris est toujours un peu cruche. On s’attache toujours à Kenji (mon pionnier préféré, je ne vous le cache pas) et Kelly fait toujours autant rire (ma pionnière favorite, sacrés canadiens !). Harmony parvient à devenir plus ferme et Andrew continue à être aussi héroïque. Et comme c’est le dernier tome de la série, bien sûr, c’est le moment ou jamais de prendre tout ce joli petit monde et de le mutiler, le séquestrer, le tuer… Le thriller spatial, c’est rigolo, d’autant plus que ça vous prend vraiment aux tripes.

Bref, ce livre aurait été presque parfait sans ce dernier petit défaut, en ce qui concerne les intrigues. Si certaines sont rouées comme des engrenages, toujours prêtes à nous surprendre pile au bon moment, sachez que vous ne saurez pas ce qui a causé la mort des cobayes du Relaxoir ! Le livre garde en effet sa part d’ombre, se voulant vers la fin en quelque sorte une fable comme quoi la technologie n’est pas si utile. Mais bien sûr, la satire-phare de la trilogie réside en la critique de l’actualité, et je me suis régalé avec cette Russie qui n’a rien à envier à celle de maintenant, le show-business toujours aussi casse-pieds, et le transhumanisme qui, ce tome-ci, est bien présent et à peine voilé. Serena McBee, la méchante, devient de pire en pire, et on se passionne pour le suspense qu’elle déclenche, à présent que même la société Atlas Capital ne peut plus rien contre elle… Pour conclure, au bout des 600 pages, vous aurez tous votre quota d’aventure, de romance, de frayeurs et de tristesse, le tout dans un tome peut-être un peu trop spectaculaire pour être vrai, mais tellement bien rempli qu’il est encore plus prenant que les deux autres. En ce qui concerne les « Choses » qui hantent Mars, nous avons peut-être un mince espoir d’en savoir plus car l’auteur, voyant que trop d’éléments débordaient pour juste être racontés dans ce livre (notamment la fin de l’ère McBee), a décidé de faire un livre-suite… Comment s’appellera-t-il ? Deimos, je pense… En tout cas, avouez qu’à défaut qu’on y parle de Deimos, la deuxième lune de Mars, ça rendrait vachement bien car si Phobos désigne en grec ancien la peur, Deimos, lui, désigne la terreur…

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